Entre guerre, inflation de 45 % et déplacement de plus de 500 000 personnes, les ménages libanais font face à un quotidien intenable. Alimentation, logement, santé, transport et école deviennent des dépenses de crise, dans un pays où les revenus s’effondrent plus vite encore que les capacités de survie.
Au Liban, les ménages remplacent l’État: la famille finance soins, médicaments, école et vieillesse, mois après mois. Les familles avancent les frais, puis cherchent à rembourser, dans un contexte d’inflation et de taxes indirectes (TVA, carburant) qui alourdissent transport et prix. La protection devient un risque domestique.
Au Liban, vieillir devient une épreuve: indemnités de fin de service dévaluées, accès à l’argent incertain et dépenses médicales en hausse. Beaucoup de seniors rationnent leurs médicaments ou reportent les soins, coincés entre pharmacie et alimentation. Les aides sociales s’élargissent mais restent lentes, saturées et inégales selon les régions.
La hausse de l’essence et le passage de la TVA à 12% amplifient la vie chère au Liban et fragilisent la résilience nationale. Malgré des contrôles sur les prix alimentaires, l’inflation se diffuse par les coûts et la peur. La confiance dépend aussi des dépôts, de la réforme bancaire et de recettes publiques crédibles.
Pour financer environ 800 millions de dollars de hausses de salaires et d’indemnités, l’État mise sur deux leviers rapides: carburant et consommation. Une taxe sur la “safiha” d’essence (4 dollars ou 300.000 livres) et +1% de TVA renchérissent transport et achats, alimentant protestations, rumeurs et contestations.
Le Liban annonce 800 millions de dollars pour une indemnité mensuelle destinée à 251 000 employés et retraités du secteur public, mais le financement est conditionné au vote d’une TVA à 12%. Entre risque inflationniste, taxe sur l’essence et faiblesse de la collecte, l’État s’expose à un double piège social et budgétaire.
Le 20 février 2026, le ministère de l’Économie, dirigé par Amer Bisat, intensifie les inspections de la Protection du consommateur pour sanctionner les hausses de prix injustifiées. Avec TVA à 12% et inflation retombée à 12,2% en décembre 2025, l’initiative « Sawa bil Siyam » promet des remises sur essentiels.
Le 17 février 2026, le gouvernement libanais impose une taxe de 300 000 LL par bidon de 20 litres d’essence, provoquant une hausse immédiate des prix à la pompe. La mesure vise à financer des revalorisations salariales publiques, mais déclenche protestations et critiques, sur fond d’inflation et de pouvoir d’achat en chute.
Le 19 février 2026, la hausse de l’essence et l’annonce d’une TVA plus élevée provoquent une colère diffuse, mais la rue reste étonnamment calme. Fatigue sociale, coût du déplacement, encadrement sécuritaire et contestation fragmentée expliquent ce “silence”. La pression se déplace vers le droit, le Parlement et la grève.
Le gouvernement annonce un paquet fiscal: TVA à 12%, hausse de l’essence et droits sur les conteneurs pour financer une indemnité au secteur public. L’essence devient symbole de “ponction”, la TVA reste suspendue au vote. Recours, syndicats et contrôle des prix ouvrent un bras de fer.
La hausse de la TVA à 12% et de l’essence en février 2026 accentue une fiscalité jugée injuste au Liban. Les taxes indirectes se répercutent surtout sur les ménages: environ 82% du fardeau retombe sur la population, particulièrement les plus vulnérables, déjà frappés par l’inflation, la précarité et la dépendance aux importations.
La hausse de la TVA à 12% et des taxes sur les carburants décidée mi-février 2026 déclenche des blocages à Beyrouth et Tripoli. Jugée régressive, la mesure frappe surtout les ménages modestes via l’explosion des prix et du transport, tout en risquant d’accroître l’informalité, l’évasion fiscale et le marché noir.
Cette tribune dénonce la hausse de la TVA et des taxes sur l’essence pour financer des augmentations salariales, jugée inflationniste et contre-productive. Elle plaide pour une hausse réelle du pouvoir d’achat via productivité, régulation des marges d’importateurs, soutien à la production locale et restructuration bancaire, plutôt que de taxer la consommation.
Béchara Asmar, président de la CGTL, rejette les nouvelles taxes sur les carburants et la hausse de la TVA destinées à financer des augmentations salariales dans le secteur public, les retraités et les militaires. Il dénonce une mesure injuste pour les classes laborieuses et appelle à une réunion d’urgence face au risque inflationniste.