Le 5 février 2003, Colin Powell présente à l’ONU des allégations sur les armes de destruction massive irakiennes. Ce discours, fondé sur des renseignements erronés, accélère l’invasion américaine de l’Irak. Vingt-trois ans plus tard, il reste un symbole des dérives ayant bouleversé durablement le Moyen-Orient.
Ouverte le 4 février 1945, la conférence de Yalta a dessiné les grands équilibres du monde d’après-guerre. En février 2025, le Valdai Club à Moscou a commémoré son 80e anniversaire en revisitant l’héritage Yalta-Potsdam, la logique des sphères d’influence et les bases juridiques du système international contemporain.
Au moins 17 Palestiniens, majoritairement des femmes et des enfants, ont été tués mercredi lors de frappes israéliennes à Gaza, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre 2025. Les attaques ont touché Tuffah, Zaytoun et Khan Younis. La trêve reste fragile, sur fond de crise humanitaire et d’accès restreint à l’aide.
La cour militaire permanente de Beyrouth a condamné Noah Zaiter à un mois de prison pour chacune de quatre infractions, avec confiscation d’armes, munitions et matériels saisis lors de son arrestation dans la Bekaa. Trois acquittements et trente-trois non-lieux pour prescription illustrent les limites judiciaires face au crime organisé.
Le président Joseph Aoun a reçu à Baabda le chef de l’UNTSO, Patrick Gauchat, en visite d’adieu, et a insisté sur le maintien des observateurs de trêve au Liban. Sur fond de violations israéliennes du cessez-le-feu 2024, Beyrouth réaffirme son engagement envers la trêve et la résolution 1701.
À Tyr, un drone israélien a frappé une voiture, tuant cheikh Ali Noureddine, imam d’al-Hawsh et présentateur sur al-Manar. Tsahal dit viser un cadre du Hezbollah. Naim Qassem dénonce la pression. La Finul, via Andrea Tenenti, appelle à la retenue après cette nouvelle violation du cessez-le-feu signé en novembre 2024.
À Baabda, Aoun reçoit ministre qatari Mohammed Al-Khalifi pour évoquer sécurité, économie et aide humanitaire. Le président demande une pression sur Israël afin de faciliter le mécanisme tripartite de l’ONU et l’application de la résolution 1701. Doha annonce des projets majeurs: électricité, bourses, santé et retour des Syriens dès maintenant.
La sécurité syrienne a intercepté près de Qusayr une voiture chargée de missiles Konkurs, charges RPG, roquettes 107 et munitions BKS, destinée à franchir vers Al-Brij. L’opération révèle la persistance des réseaux à la frontière et relance le débat sur la contrebande d’armes Syrie Liban et la stabilité régionale aujourd’hui.
Washington pousse un cadre trilatéral (États-Unis–Liban–Israël) pour superviser le Sud-Liban, au détriment de la France et de l’Unifil. Le plan s’inscrit dans l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024 et relance le débat sur souveraineté et désarmement du Hezbollah, sur fond de frappes près de la ligne bleue.
Retour sur la résolution de la Knesset du 23 janvier 1950 proclamant Jérusalem capitale d’Israël, en rupture avec le statut international prévu par l’ONU. De 1967 à 1980, l’annexion s’accélère, tandis que Palestiniens subissent expulsions, colonisation et restrictions. Le dossier UNRWA ravive les tensions jusqu’en 2026. (Libnanews)
À Davos, Donald Trump lance le Board of Peace pour superviser la reconstruction de Gaza, mais l’absence des grandes puissances européennes souligne l’isolement de l’initiative. Seules 23 nations signent, surtout du Moyen-Orient. Le charter prévoit sièges payants et ambition de supplanter l’ONU, suscitant doutes sur légitimité et sur sa viabilité.
À Davos, le Premier ministre Nawaf Salam enchaîne les entretiens avec des dirigeants internationaux pour attirer des investissements étrangers au Liban. Infrastructures, agroalimentaire et services aéroportuaires figurent au cœur des échanges avec CCC, PepsiCo et Menzies Aviation. Le gouvernement promet facilités et incitations, sur fond de réformes et de discussions avec le FMI.
L’Élysée refuse d’adhérer au « Conseil de la paix » voulu par Donald Trump, craignant un organe autonome qui contourne la Charte des Nations unies. Paris redoute une dilution du rôle du Conseil de sécurité, pilier du multilatéralisme depuis 1945, et dénonce une gouvernance centralisée et transactionnelle.
Le « Conseil de la paix » de Donald Trump dépasse Gaza et vise à court-circuiter le Conseil de sécurité de l’ONU. Menaces de sanctions contre la France, veto personnel, sièges payants: l’initiative fragilise la Charte des Nations unies et impose une diplomatie transactionnelle, au mépris du droit international ouvertement.