La ministre libanaise de l’Éducation Rima Karami annonce la fermeture de toutes les écoles et établissements d’enseignement, publics et privés, mardi 3 mars 2026, en raison de la dégradation sécuritaire. Les services administratifs du ministère sont suspendus. Des écoles officielles seront mobilisées comme centres d’hébergement pour les familles déplacées.
Pourquoi l’hôpital de Mays al-Jabal a-t-il été évacué ? Menacés par téléphone, ses employés ont quitté les lieux au milieu d’une vague de raids israéliens sur le Liban-Sud. Les forces de sécurité ont aussi évacué des postes à Houla. Le ministère de la Santé annonce 31 morts et 149 blessés.
Après les frappes israéliennes sur Dahiyeh et la mort de Mohammad Raad, l’État libanais tente de reprendre la main. Joseph Aoun dénonce des tirs qui menacent la souveraineté, Nawaf Salam parle d’acte « irresponsable », et Gebran Bassil avertit contre une guerre au service de l’Iran. Le Liban redoute l’embrasement.
Les frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth, dans la nuit du 1er au 2 mars 2026, ont tué Mohammad Raad, chef du bloc parlementaire du Hezbollah. L’attaque, liée à des tirs de roquettes vers le nord d’Israël, fait au moins dix morts et accélère l’escalade, avec évacuations massives au Sud.
Le 12 février 2026, l’artillerie israélienne a bombardé Yaroun (Bint Jbeil), endommageant deux maisons du quartier historique Harat al-Qadima, sans victimes. Des démolitions ont aussi été signalées à Kafr Kila et Al-Odeissa. Beyrouth dénonce des violations répétées du cessez-le-feu et de la résolution 1701. La FINUL alerte sur l’escalade régionale.
À Marjayoun, Nawaf Salam appelle au retour de l’État dans le sud du Liban face aux violations israéliennes persistantes. Le Premier ministre insiste sur le rôle de l’armée, mais aussi des institutions et des services publics pour restaurer souveraineté, sécurité et confiance. Il annonce des projets d’infrastructures, soutien aux déplacés et reconstruction.
En tournée dans le Sud, Nawaf Salam réaffirme que l’État restera présent malgré les agressions quotidiennes et les violations du cessez-le-feu de novembre 2024. À Tyr et Nabatiyeh, le Premier ministre promet suivi, aides aux déplacés, réhabilitation des infrastructures et soutien agricole, tout en soulignant le rôle central de l’armée et de la 1701.
À Baabda, Joseph Aoun a reçu Mohammad Raad pour discuter des violations israéliennes et de l’unité nationale. Le président a dénoncé des largages au glyphosate et prépare un dossier pour l’ONU. Raad appelle au dialogue, à la fin de l’occupation, au retour des déplacés et à une reconstruction par l’État.
La ministre des Affaires sociales Hanine Sayyed alerte: 35 % des Libanais vivent sous le seuil de pauvreté. Elle détaille les plans d’urgence, la reconstruction post-2024 et le suivi du cessez-le-feu. Elle affirme aussi que le retour des réfugiés syriens avance et vise une clôture du dossier d’ici fin 2025.
Des raids aériens israéliens frappent plusieurs secteurs du Liban-Sud et de la Bekaa, touchant notamment Kfermelki, la rivière Chata et les abords de Bsalya, Serire et Mahmoudiye. Beyrouth dénonce des violations du cessez-le-feu, tandis que la Finul renforce ses patrouilles. Les habitants se replient et la tension monte.
À Alep, les autorités syriennes annoncent la fin de la présence des Forces démocratiques syriennes à Cheikh Maqsoud et Achrafieh, avec l’évacuation d’environ 400 combattants vers le nord et l’est du pays. Après une médiation russe et un cessez-le-feu, des bilans divergents font état de 25 à 31 morts et d’environ 10 000 déplacés.
Alep replonge dans des combats urbains et un exode massif après des injonctions de départ suivies de tirs et bombardements. Plus de 142 000 déplacés sont recensés, tandis que les hôpitaux saturent et les services s’effondrent. En parallèle, des négociations sur un retrait et des pressions régionales réactivent une guerre par procuration.
Les frappes israéliennes du 8 janvier 2026 renforcent la pression sur l’exécutif libanais, attendu sur l’étape suivante du plan des armes. Entre cohérence institutionnelle, protection des civils, déplacés et vérification liée à la résolution 1701, le gouvernement doit reprendre la main sur le calendrier sans paraître réagir à la force.
En 2025, le Sud-Liban vit une paix incomplète après le cessez-le-feu du 27 novembre 2024. Application de la 1701, déploiement de l’armée, avenir de la FINUL, retours de déplacés, munitions non explosées et reconstruction estimée à 11 milliards s’entremêlent. La frontière reste un théâtre politique et un test de souveraineté.