Le Liban lance un appel officiel à la solidarité pour soutenir les familles déplacées par la guerre. Via la Haute commission de secours et la Banque du Liban, les autorités invitent les citoyens et les donateurs à contribuer à une collecte d’urgence destinée à financer l’aide humanitaire aux déplacés.
Israël a étendu ses ordres d’évacuation au sud du Liban jusqu’au nord du fleuve Zahrani, poussant des milliers de civils à fuir. Le bilan atteint 687 morts et 816 000 déplacés, tandis que la crise humanitaire s’aggrave avec des mouvements croissants de réfugiés vers la Syrie.
Huit personnes ont été tuées à Ramlet al-Baïda lors d’une frappe israélienne sur le front de mer de Beyrouth. Cette attaque, menée au cœur de la capitale libanaise, marque une nouvelle étape de l’escalade avec le Hezbollah, sur fond de déplacements massifs, d’ordres d’évacuation élargis et de crise humanitaire.
À Beyrouth, des frappes israéliennes sur Ramlet al-Baïda ont fait sept morts et vingt et un blessés après une salve massive de roquettes du Hezbollah. L’escalade militaire touche désormais le cœur de la capitale, tandis que le bilan humain s’alourdit partout au Liban et aggrave la crise humanitaire.
Israël a frappé un immeuble résidentiel à Aïcha Bakkar, en plein centre de Beyrouth, marquant une extension de l’offensive au cœur de la capitale. Alors que Dahiyeh, le Sud et la Bekaa restent bombardés, le Liban fait face à un lourd bilan humain et à une crise humanitaire croissante.
Le HCR confirme plus de 667 000 déplacés enregistrés sur la plateforme gouvernementale libanaise, tandis que les autorités annoncent 759 300 personnes déplacées. En 24 heures, plus de 100 000 nouveaux enregistrements ont été recensés, illustrant l’aggravation rapide de la crise humanitaire au Liban et la pression sur les capacités d’accueil.
Réuni au Grand Sérail le 11 mars, Nawaf Salam a exigé l’approvisionnement en mazout, nourriture, eau et services pour 39 centres accueillant des déplacés. Le gouvernement libanais prépare aussi plus de cent sites supplémentaires, dans un contexte d’exode croissant provoqué par l’intensification des opérations militaires dans le Sud.
La guerre régionale place le Liban dans une urgence politique et humaine majeure. Entre escalade militaire, pression diplomatique, déplacements massifs et crise sociale, la presse libanaise du 11 mars décrit un pays pris entre le front sud, le choc régional autour d’Ormuz et la recherche d’une issue institutionnelle crédible.
Le Liban a enregistré 570 martyrs, 1 444 blessés et 759 300 déplacés selon l’Unité de gestion des risques de catastrophes. Le rapport officiel recense aussi 122 600 personnes dans les centres d’hébergement. Ce nouveau bilan illustre l’aggravation rapide de la crise humanitaire provoquée par l’escalade militaire en cours.
Pris dans l’escalade entre Israël, l’Iran et les États-Unis, le Liban subit une guerre régionale qui le dépasse. Bombardements, déplacements massifs et paralysie politique révèlent une souveraineté comprimée et un État à la marge, contraint de survivre dans un conflit dont il ne maîtrise ni le rythme ni l’issue.
Le président Joseph Aoun a visité le ministère de la Défense et le commandement de l’armée à Yarzé, réaffirmant le rôle national de l’institution militaire. Cette visite intervient alors que le sud du Liban subit une grave escalade sécuritaire, marquée par des victimes, déplacements massifs et destructions croissantes.
De nouvelles frappes israéliennes sur Baabda et la banlieue sud de Beyrouth portent le bilan officiel à 486 morts et 1 313 blessés depuis le 2 mars. Les raids touchent aussi le Sud et la Békaa, tandis que l’exode s’accélère et que les hôpitaux libanais restent sous forte pression.
Entre guerre, inflation de 45 % et déplacement de plus de 500 000 personnes, les ménages libanais font face à un quotidien intenable. Alimentation, logement, santé, transport et école deviennent des dépenses de crise, dans un pays où les revenus s’effondrent plus vite encore que les capacités de survie.